jeudi 4 décembre 2008

Immensité

La vie est étrange. Alors qu'un joueur du Canadiens compte dans son propre filet, que Stéphane Dion peut devenir permier ministre du pays avec 77 députés élus et que Chinese Democracy sort en magasin, je me dis que le futur est peut-être plus incertain que j'ai l'arrogance de le croire. À la télévision, on parle de pauvreté africaine, de crise indienne, de politique américaine. Je me sens minuscule. J'écoute de la musique avec de l'harmonica, je scrute la nuit noire de mes yeux béatement grand ouverts et j'ai presque une émotion. 4 décembre, on note.

La maison est plongée dans une noirceur seulement troublée par 2 écrans qui me bombardent cathodiquement sans aucun scrupule. Tout mon réseau de contact s'en est allé, un par un, rejoindre son lit douillet, ma solitude nocturne quotidienne s'épaississant un peu plus à chaque fois, grandissant au gré de cet usuel abandon crépusculaire. Tandis qu'habituellement j'y prend plaisir, saisissant ce moment pour savourer une pure quiétude, c'est plutôt une impression d'isolement qui afflige mon coeur d'encore gamin toujours troublé par l'immensité de l'univers.

J'ignore pourquoi ce trouble. Ma capacité à être heureux est parti faire un tour début octobre et semble s'être perdue en chemin, tardant à rentrer au bercail. Je fonde beaucoup d'espoir sur les vacances à venir, j'ai peur que là ne se trouve pas la solution. Alors quoi? Je ne saurais trop, je verrai bien.

La solitude est un couteau à deux tranchants. Tandis qu'elle magnifie mes euphories avec allégresse, elle entraine mes doutes dans un tourbillon des plus sombres. Souvent le mieux, c'est d'aller dormir. Ce que je fais avec empressement.

"Anyway, I keep picturing all these little kids playing some game in this big field of rye and all. Thousands of little kids, and nobody's around - nobody big, I mean - except me. And I'm standing on the edge of some crazy cliff. What I have to do, I have to catch everybody if they start to go over the cliff - I mean if they're running and they don't look where they're going I have to come out from somewhere and catch them. That's all I do all day. I'd just be the catcher in the rye and all. I know it's crazy, but that's the only thing I'd really like to be."
-J.D. Salinger, The Cather in the Rye

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour la citation de Salinger, le plus grand écrivain américain de tous les temps.
Mais vous, mon cher, une petite prozac de temps en temps, non ?
J'aimerais bien pouvoir venir vous remonter le moral de temps en temps.. mais les blogues, est-ce faits pour ça ?

Garamond

P'tit pied a dit…

La solitude pèse et apaise. L'important, c'est de ne pas confondre solitude et isolement. Le premier est une antre secrète où il fait bon de se ressourcer, et le second, un piège bien profond dans lequel on est mieux de ne pas tomber.

D'un autre côté, plus quelqu'un possède une force intérieure, moins il aura besoin des autres pour s'accomplir. Est-ce que l'intelligence et la sagesse conduisent à l'insociabilité ? Sommes-nous condamnés à nous retirer au plus haut sommet de la plus haute montagne et à arborer une très très longue barbe blanche ?

Anonyme a dit…

on veut un autre post la!!

on a besoin d'une pause d'étude!!!!

Maryse a dit…

Ça sent le vent de changement :)

Allez, réalise tes rêves!

Anonyme a dit…

J'espère que c pas la fin du blog avez-vous déja vécu sa un type qui dit je suis tanné j'arrête! Sentiment instantané: Déception!

Francis a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Francis a dit…

Quand la solitude pèse on veut s'en débarasser et s'entourer et quand on est envahit on voudrait de la solitude. Ironique.

Le Tapageur Silencieux a dit…

Restons calme, mes minutes se font rares, simplement.

voyance par mail a dit…

Sujet très intéressant sera signet votre site pour vérifier si vous écrivez plus sur l'avenir.