mardi 24 juin 2008

Pain de vie

C'est soir de St-Jean ici, dans la Vieille Capitale et tandis que je croupis dans ma cuisine, à 1h30 du matin, ayant travaillé jusqu'à minuit, la majorité de mes amis arpentent le Vieux Québec bières en main et coeurs en fête. Alors que tristesse menace de s'emparer de ma pauvre personne, je me rappelle ma dernière fête nationale où je me suis retrouvé à discuter 2h avec un mec entièrement ajunt du bien fondé ou non d'un Québec souverain. Quelle ne fût pas ma surprise de recevoir des mails du barbu homme 2 jours plus tard afin de sonder un intérêt de ma part à investir temps et argent dans une bibliothèque nationale de document politique et historique. Il voulait m'appeler, m'a envoyé des mails à répétition et m'a inscrit au Journal du Communisme qui se sont mis à me spammer presqu'autant que Bell. Fucking intense.

J'aimerais prendre ici une pause pour vous faire part de l'athlète du mois Canoë - Sport. Il s'agit de Carl Carmoni, légende vivante du mini-putt. À lire ICI. Il succède, entre autre, à Alex Kovalev! Fait saillant de la carrière de Carlou Boy à visionner à tout prix ICI.

Ainsi, je suis seul chez moi et je n'ai pu assister au show de Guillaume Lemay-Thivierge qui en a fait du chemin depuis Le Matou. Good job mon Gui, j'ai toujours de grands souvenirs de Sur la piste, émission culte s'il en est une. Je bois donc quelques Bleue, breuvage par excellence de cette Fête bien que bière belge, et je pense à des choses et d'autres. Comme par exemple, si un artisan du Royaume du Pain tentait de séduire sa douce en écrivant poésie ayant pour muse l'objet de son travail, qu'est-ce que cela donnerait?

Pain de vie
Monique, depuis l'heureux instant où je t'ai croisé
Je tombe dans la lune en travaillant à la machine à paniers
Depuis que j'ai aperçu ta somptueuse chevelure
Je suis tout fourré dans mes quantités de chapelure.

Tes yeux, aussi brûlant qu'un fonctionnel élément de four,
De leur éclat illumine la noirceur de mes vides jours,
Ta peau, balzanée comme une belle croûte dorée,
Est aussi douce et chaude que de la mie de pain blanc-blé.

Tes seins ronds comme du deux livres blanc round top
M'aident l'espace d'un moment à oublier ma sinistre shop
Car ils sont pour moi à pain ce qu'est l'indispensable levure
En effet, de mon pénis ils causent inlassablement l'enflure.

Ô Monique, comme un trouble de diviseuse tu me hantes
Telle une commande pour les U.S. tu m'enchantes
Puisses-tu comme l'édenté gars au levain
Être là et me sourire demain.

À la vôtre, je perds de plus en plus de force et le lit m'appelle!

8 commentaires:

Doparano a dit…

C'est le genre de poème qui me ferait épouser mon homme si il m'en écrivait un.

C't'un gage de sens de l'humour assuré.

mclovin a dit…

De toute beauté!

volage a dit…

Oui ok je me suis bidonnée mais il n'y a pas que ça. Ce poème est fort efficace, aussi tordant que bien roulé.

Pinocchio a dit…

Franchement, très fort... dommage que les jolies femelles de ta job devraient s'endormir après la lecture de la 2e ligne... Ça c'est si elles ne sont pas analphabètes...

Le Tapageur Silencieux a dit…

@doparano: Dommage que la poésie soit démodé. Sans doute là la raison du nombre diminuant de mariage!

@mclovin: Comme toi!

@volage: Que de belle rime à saveur de pain, qui l'eut cru?

@pinocchio: Elles sont surtout âgées de 16 ans, peu de Monique ou même de fille d'intérêt, malheureusement.

Marco Bergeron a dit…

Tu devrais faire un recueil.....on ne sait jamais, peut-être que Guillaume Lemay-Thivière pourrais le lire sur scène!

La Combattante a dit…

Aaaah sur la piste!

C'était tellement bon dans le temps!

lora a dit…

Bravo pour ton site, c'est vraiment gentil a toi de nous offrir des leçons, et puis même avec tes explications
il es super, continue comme ça

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