jeudi 17 janvier 2008

Soirée de Poker

Hier soir, de façon totalement impromptue, je me suis fait inviter à une petite soirée de poker avec quelques gars du programme. Après un aride cours donné par le tristement célèbre Bourreau, il s'agissait là d'une invitation qui rehaussait sans contredit ma journée. C'est donc rayonnant, le coeur léger et les boys de Led Zep à tue-tête dans ma T-Mobile que je me rendis vers 6h15 pour une soirée de poke que j'esperais haute en couleur.

Après avoir essayé pour une première fois Guitar Heroes à vie et mettre trouver pas si pire, les boys étaient tous arrivés et la partie pouvait débuter. Entre gars comme ça, il y a toujours le syndrome du mon-père-est-plus-fort-que-le-tien. Une source douteuse me glisse à l'oreille que dans le milieu de la psychologie, on parle du Syndrome Lynda Lemay, ça reste à confirmer. Enfin bref, chacun y va de ses histoires de poker. Soit un tel à gagner un gros tournoi, un a gagné une game dans une sombre marina et l'autre a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu Chris Moneymaker. Toujours ce besoin étrange de se prouver entre hommes, compétition constante de testostérone qui assure un challenge, une tension palpable tout le long de la soirée.

Ainsi donc on commence à jouer des mains, chacun s'observe et se jauge au gré de l'évolution de la partie encore au stade embryonnaire. Ici et là, une blague, une boutade. J'ouvre ma bière, je suis le seul à m'être apporté rafraîchissements et je me sens bizarre. Je me dis que je vais la siroter lentement et prends des notes pour les prochaines fois. Puis un premier joueur est finalement éliminé. Tous respirent plus librement. Personne ne veut être éliminé le premier, évidemment, orgueil oblige. On se desserre les fesses, on mise plus gros, les blinds grossissent et le fun s'installe de plus en plus.

Il y a trop peu de ces moments entre gars. Ce genre de moment où on peut peter sans s'excuser, où le sacre est de mise, où on parle de femmes et de hockey.

Finalement, après mettre fait avoir parce que Dame Chance avait choisi autres que moi comme cavalier en cette soirée, j'ai terminé bubble à la premiere partie et bon dernier dans la seconde où j'y ai été d'une manoeuvre où audace et dégueulasserie se fusionnaient. Il n'en demeure pas moins que le poker, c'est LA VIE.

8 commentaires:

Babs a dit…

Il est vrai qu'il n'y a rien qui sent plus le mâle que ces soirées de poker entre boys. Je sais parce que mon frère en a déjà fait chez moi (mais je ne jouais pas). L'atmosphère était viril....

the boutch a dit…

je voudrais spécifier que soirée de gars ou pas, le tapageur pète.

Ensevelie a dit…

Pfff.. Détrompez-vous! Ce n'est pas seulement un jeu pour les hommes!

Le Tapageur Silencieux a dit…

@babs: tu as pu voir l'homme dans toute sa quintescence.

@boutch: Quelle accusation salacieuse, il n'en est rien!

@ensevelie: C'est sur que les femmes jouent aussi, pas aussi bien cependant :P

bob a dit…

Provenant de quelqu'un de roue... ces accusations là c'est de la bullshit
marci!

the boutch a dit…

@tapageur: je maintiendrai mon point contre vents et marées.

@bob:avant de dire que mes accusations sont de la bullshit, apprends donc à écrire roux comme du monde, merci.

Fausse-artiste/Vraie-frisée a dit…

Me semble que le thème «j'aime les soirées pas de filles pour pouvoir péter» est quant même récurent sur ce blogue, non?

Le Tapageur Silencieux a dit…

@f-a/v-f: Ouais haha, j'imagine que ça doit être lassant à la longue. C'est sans doute le fait que je n'ai plus le Doc Mailloux qui crit son mysoginisme de façon perpétuel à la radio dans ma vie qui crée un manque de propos pro-présence-masculine dans ma vie. Je vais tenter d'y remédier.