mardi 9 octobre 2007

Le p'tit gars qui a passé les Publi-Sac!

Ceux qui me connaissent savent que je suis un pauvre. Ayant passé ma jeunesse frivole à m’acheter des laits au chocolat et des galettes à la cafétéria ainsi que des romans par dizaines, ayant possédé une Saturn (la seule et unique Saturn) qui me coûtait les yeux de la tête (comme si on avait des yeux ailleurs…) et étant amateur d’une petite Bateau on the side, mes finances sont plus souvent qu’autrement synonyme de précarité.

Voilà donc qu’en fin de semaine, désirant aller manger Chez Sa Sainteté du Poulet avec Le Paumé et Le Pauvre, je dû accepté un offre qui me fut tendu tel on tend un Stéphane Rousseau à un mourrant. C’est ainsi que je me retrouvai à distribuer la quintessence du circulaire, l’explosion sensorielle du baloné en spécial, l’apogée de l’épargne et oui, le Publi-Sac.

Je me rends donc, samedi après-midi, dans les rues sinueuses de mon Lévis pas natal pour passer les circulaires. Ma foi, je dois dire que ce fut fort instructif. Selon mes observations :

- 2 madames du temps des Pays d’en Haut vivent littéralement pour leur Publi-Sac
- Beaucoup de gens montent leur garage de toile un 6 octobre
- Plus il y a de bières vides sur le balcon, moins les balançoires à l’arrière sont propres
- ‘’On va épargner cette semaine!’’ semble être la phrase de mise pour accueillir le p’tit gars qui passe les Publi-Sac
- Coller une pancarte ‘’Prenez garde au chien’’ sur sa porte, c’est too late pour le colporteur
- Une très large majorité de gens ont la clé de leur maison dans leur boîte aux lettres

De plus, je me revendique désormais le titre d’expert des boîte à malle (bon ok, j’pas sur de l’orthographe, c’est moche pour un expert). Je vais savoir que les p’tite CALISSE de boîtes à malle où y rentre à peine 2 lettres, c’est pas fameux pour le Publi-posteur et qu’il est primordial de ramasser ses Journal de Québec de la semaine, que d’avoir des crochets après sa boîte, c’est le paradis du Publi-Posteur et que les boîtes à malle avec une espèce de porte, ça s’ouvre jamais de la façon qu’on croit à prime abord.

Qui sait si je retenterai l’expérience? Peut-être deviendrais-je le Publi-camelot de mes environs un jour! Ma foi, il s’agit là de tout un constat sur où j’en suis rendu dans ma vie à 19 ans…

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