dimanche 9 août 2009

lundi 13 avril 2009

Doutes

Des fois comme ça, quand je suis saoûl, que je parle un anglais approximatif et tout, je me dis que je n'aurais peut-être pas dû fermer ça ici. Parce que multitudes d'anecdotes, parce que réflexions qui mériteraient clarifications. Puis je dégrise, et puis c'est pas si pire finalement.

vendredi 30 janvier 2009

Over

Je stoppe l'écriture de mon blog ici pour des raisons qui sont miennes et nombreuses. Je remercie quiconque ayant déjà pris 2 minutes pour lire quoi que ce soit ici. Bonne continuité à tous.

dimanche 25 janvier 2009

Irrecevables

Pour une personne telle que moi pour qui une conversation argumentative présente des propriétés shaftantes, ils existent des arguments à s'en ramollir la croquette, des arguments Jean-Marc Parent. Dans l'esprit du profond altruiste qui m'habite depuis toujours et qui façonne ce blog de jour en jour, je recense ici ceux qui m'irritent particulièrement dernièrement. Puissions nous tous collectivement les irradier.

- Ouin mais [insérez situation pire que celle discutée]: Celui-là est vachement récurrent. Quand on porte attention, on se le fait servir à tout bout de champs. Or je tente toujours de rappeler à mes interlocuteur que ce n'est pas parce qu'ils existent des gens de 500 livres que le gars de 400 livres n'est pas un gros. Tout "Ouin mais... devrait se mériter des choux de Bruxelle durant 1 mois.

- Ouin pis: Pas game de dire que ce n'est pas important pour telle et telle(s?) raisons, de développer, de ne pas rétorquer ad nauseam l'argument bisyllabe digne d'adolescente tentant de convaincre le paternel que son chum de 9 ans plus vieux n'est que le strict minimum pour obtenir quelqu'un digne de sa maturité. Pas de vélo pour la fin de semaine, ça va de soi.

- Rendu en 2009, ... : Toute phrase débutant de la sorte mérite haut châtiment. Entendre Lynda Lemay narrer sa vie pendant une couple de jour ou encore devoir lire quelques vieilles chroniques de Franco Nuovo. Comme si l'année grégorienne en cours faisait foi de tout. À Québec, on the radio, cet argument est plus récurrent que l'Identité du binôme de Newton (oui, pensez ce que vous voulez jeunes genses jugeant grassement la Mathématique). À quiconque prononcerait l'infâme argument, une bonne heure de réflexion dans sa chambre s'impose.

" (des guillemets n'avaient pas été fermés, saurez vous les retrouver? (quel entertainer je fais))

- Pourquoi pas: Lorsque questionné sur le pourquoi d'une chose, se faire répondre par son interlocuteur "Pourquoi pas" est fort fâcheux. La bienséance, le shotgun non-dit, pis plein d'autres concepts de même devraient faire en sorte que c'est la première personne questionnée qui se doit de répondre. Autrement c'est l'anarchie, le chaos, la dentition de Julien Poulin. Pas de jeux vidéos pour 4 jours.

- Parce que: Un peu dans la lignée du "Pourquoi pas", le "Parce que" lancé sèchement se veut un court-circuit éhonté face à des explications demandées. Souvent accompagné d'une parade circulaire de paume, l'argument est salace et mérite privation de desserts pour une couple de jours.

- C'est pas de ma faute: Habituellement, quand on sent le besoin de préciser la chose, c'est que justement, on se doit de plaider culpabilité. Une semaine sans voir d'ami minimum.

C'est ça qu'on appelle rehausser le débat?

samedi 24 janvier 2009

Bingo

Constamment en quête de divertissement cheap et de nouvelles sensations, je me suis retrouvé avec Sa Sweetness et Le Poudré, en ce doux vendredi où il neige à grands flocons, à pénétrer l'antre de la peppermint, le déchu royaume de la cigarette, le nirvana du pépère gambling, la salle de Bingo de la ville. C'est à tâtons, le coeur aventurier et le portefeuille ouvert comme les jambes de prépubères en Grande Allée que nous pénétrâmes dans ce lieu de culte du boulier.

Dès le départ, je suis secoué par la grandeur des lieux. C'est dans une immense salle que sont réunis environ 200 jeunes et moins jeunes à la recherche de la carte pleine et du substantiel magot inhérent à celle-ci. À peine avons nous fait quelques pas dans l'enceinte que des dizaines de regards se tournent vers nous, troublés de tant de jeunesse, de chair si fraîche, de frivolité aussi immense. Non loin de moi, je crois voir un homme esquisser un signe de croix, implorant sans doute El Seignor d'épargner ces lieux saints.

Une fois la stupéfaction globale passée, la vendeuse nous adresse la parole, nous nous procurons des cartes et la dame, fort courtoise, nous passe des "marqueurs" gratiss. Nul doute qu'elle croyait pouvoir corrompre aux vices du jeu nos jeunes âmes jusqu'alors entièrement vierge avec ses cadeaux empoisonnés de vipère.

Confus, nous nous assoyons et tentons de comprendre ce qui se passe tandis que la partie déjà en cours se poursuit. Une employé prend sur elle de nous expliquer ce qui se passe. Dans son ton, le sérieux. C'est pas de la frime, oh que non.

Une fois la partie en cours terminée, on peut enfin se joindre au plaisir commun. Nous sommes littéralement exaltés à l'idée de pouvoir joué au plus grand jeu formé de 5 lettres non-animé par Paul Houde.

Dans la salle, le calme est total, le silence, imperturbé. L'annonceur, d'un ton extrêmement solennel, nomme à intervalle régulier les boules pigées. D'abord lent, je prends le rythme. Rapidement, je deviens un maitre du pointeur, répendant encre rose à la vitesse de l'éclair, analysant sans arrêt mes cartes à la recherche de Bingo. Malheureusement, à chaque fois, des êtres malveillants obtiennent victoire avant moi, je ne peux que rager en serrant les dents.

Entre deux parties, alors que des habitués de la place jouent à grands frais un jeu boni, je me promène et découvre les lieux. Éberlué, je découvre qu'il y a des machines distributrices de gratteux. L'aberrance est désormais consommée. Déjà plongé grassement dans le vice, je me procure un billet de Solitaire que je gratte ensuite frénétiquement pour découvrir un formidable gain de trois beaux dollars. Je suis sur une lancée, le timing est bon, plus aucun doute ne saurait alors subsister sur l'issu de cette soirée: le gros lot de 1000 dollars sera mien.

Je me dois cependant de mettre fin à tout suspense en commençant mon prochain paragraphe par malheureusement et dire ensuite que je n'ai pas gagné.

Malheureusement, il n'en fut rien. C'est une des nombreuses dames âgées seules qui, toute palpitante, mit la main sur le lot final. Déception dans toute la salle et particulièrement à la table de notre dépensier trio. Moi qui pourtant m'était procuré une seconde feuille de 9 cartes pour doubler mes chances et doubler le plaisir, je suis reparti les mains vides mais le coeur réjoui.

mercredi 21 janvier 2009

Intelligence, définir le flou

À voir le nombre de fois où l'on se traite de caves et d'imbéciles tant dans la vie que sur la blogosphère, il semblerait que le concept de stupidité soit bien défini. Mais qu'en est-il de l'intelligence? C'est avec ce sujet amené douteux, sans vraiment de sujet posé et divisé que je débute ce texte, faisant ainsi fi de tout préambule telle Michèle Richard prise d'une brune envie en miteux motel.

La vision la plus classique de l'intelligence se résumerait à une aptitude logico-mathématique. La mesure officielle de la brillance, les tests de QI (sic). À preuve, combien de gens citeraient Albert Einstein lorsque viendrait le temps, micro sous le nez et regard inquisiteur de Patrick Marsolais en pleine figure, de nommer une sommité intellectuelle. Bien rare serait ceux qui se risquerait à nommer Shakespeare, Picasso ou Scotty Bowman. Or en s'y arrêtant, tous seraient d'accord à dire que le trio susmentionné est diablement brillant.

Si j'avais à définir sommairement l'intelligence, comme ça, parce que je sens mon lectorat s'impatienter, je dirais qu'il s'agit de la capacité d'adaptation et de création. La vie est pleine de litiges, la personne intelligente s'adaptera, se créera des outils pour surmonter les épreuves.

Voilà qui peut, comme le pétrole ou le langage de Falardeau, être raffiné. Certains parlent de cinq composantes: attention, concentration, conscience, raisonnement et humour.

Encore plus intéressante est la théorie des 9 (ou sept?) intelligences de Gardner. Glissée entre la communication en "je" et les MTS, cette dernière avait passé plutôt inaperçu dans mon cours de FPS. Tout au plus, je m'étais dit qu'il s'agissait là d'une autre belle façon de dire à tout le monde qu'ils étaient beau et gentil parce qu'il avait un type d'intelligence. Turns out que j'y vois pas mal de bon sens.

Selon Howard Gardner, éminent chummy de Harvard, plusieurs types d'intelligence coexistent chez l'humain. Dans le désordre:
- logico-mathématique
- linguistique
- intrapersonnelle
- interpersonnelle
- visuo-spatiale
- naturaliste
- musicale
- kinesthésique
- existentialiste.

Déjà, je peux faire plusieurs liens avec mon entourage. Je peux catégoriser des gens qui ont particulièrement un ou plusieurs types d'intelligence. Dans ma tête, chacun a désormais une fiche comme dans tout bon jeu d'EA Sports. Des skills dans chaque catégorie et un overall.

Chaque groupe d'amis à également son overall. Je fais un classement des regroupements de mon secondaire. Je vois des échanges qui auraient pu être bénéfiques. Bénéfiques parce que je pense que la diversité globale dans un groupe d'amis est importante. Si je prends mon cas personnel, j'ai la profonde impression que mon entourage est vraiment diversifié au niveau des intelligences de Gardner. Si qui se ressemblent s'assemblent (parce que c'est ce soir qu'on ressort les adages quétaines), il n'en va pas de même pour l'intelligence quant à moi. Je m'ennuierais à mourir avec des gens qui ont le même pattern de pensée que moi. Si des intérêts communs représente la base de relation d'amitié durable, différents types d'intelligences représentent aussi une solide assise.

Cela dit, je vais dormir en songeant à cela, en catégorisant toujours plus de gens. J'ai fait le tour de quelques tests internet pour se classifier intellectuellement parlant mais c'était pas mal de l'excrément mur à mur. Si vous trouvez quelque chose de potable, faites signe pliiiiize.

***********
La croissance personnelle Multi du jour: Raviolli, spaghetti, etc. ne prennent pas nécessairement de s au pluriel. En effet, ces mots proviennent du pluriel de l'italien. Cependant, ils tendent à se franciser et le s est de plus en plus de mise.

mardi 20 janvier 2009

Le Multi

À chaque début de session, les bourses en prennent pour leur rhume. En plus des fournitures scolaires, des frais d'inscription, de l'abonnement au réseau sans-fil universitaire et d'une cargaison d'éthylique liquide pour raviver nos pauvres coeurs en péril, il faut se procurer une multitude de bouquins. Mais pas de livre exaltant, pas de roman fascinant, de biographie passionnante, de revue de madames à poil toute en pilosité. Non, que des circuits Gilles Villeneuve de la littérature, des ramassis de formules (on fait du mieux qu'on peut quand il se fait tard). Or cette session-ci, c'est différent. Aujourd'hui, je me suis procuré Le Multi.

Le Multi Dictionnaire de la Langue Française.

C'est que lors de notre première cours, l'enseignante, pupilles dilatées, tressaillements cardiaques et spasmes vocaux à l'appui nous avait vanté sans borne les mérites de l'ouvrage, que dis-je, de la bible du français. C'est donc d'un gambadement fébrile trahissant mon excitation toute juvénile que je me suis rendu à la coop scolaire afin de me procurer cet outil qui me guiderait vers les plus haut sommet dans ce cours où métaphore rime beaucoup trop souvent avec impropriétés à mon goût.

Scindant la masse grouillante de jeunesses avides de savoir, je me saisis du dictionnaire. Sur la couverture, on m'indique que ce dico est approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec! Attaboy! J'aperçois ensuite le prix. 40 bidous seulement mon Michou. J'exulte.

2 billets verts pour parfaire mon contrôle de la synthèse typographique. 4 billets mauves pour m'informer de l'intégration de québecismes conformes au bon usage. 8 billets bleus pour profiter de l'ajout de nombreuses formes fautives. Plein d'autres coupures monétaires pour pleins d'autres avantages de même.

Grâce au Multi, je sais désormais qu'on ne dit pas mélange à gateau (hell no) mais bien préparation pour gâteau. Je me promets qu'à chaque jour, je me coucherai moins idiot grâce au Multi. Le Multi, c'est fantastique.

lundi 19 janvier 2009

44

C'est demain que Barack Obama deviendra officiellement le 44e président des États-Unis. Depuis quelques temps déjà, Washington est en liesse. De partout à travers le monde, on se déplace vers la capitale américaine afin de célébrer l'élection du premier président noir. Déjà, les spéculations vont bon train quant à son discours d'inauguration. Tandis que certains se perdent en paris aberrants, d'autres avancent qu'il pourrait s'agir de la plus grande adresse depuis celle de Kennedy en 1961.

C'est palpable et indéniable, un vent certain de renouveau berce l'Amérique. Après 8 ans de marasme, une lutte au terrorisme n'étant pas sans rappeler l'HUAC de McCarthy, les répercussions post 09/11 et le retour en Irak, voilà que le pays est plongé dans une crise économique sans pareil. Malgré tout cela, une lueur d'espoir transcende cette brume de négativisme: Barack Obama. Et cette seule lueur brille suffisament pour donner la foi à plusieurs Américains que des jours meilleurs sont imminents.

Le 4 novembre dernier, une nouvelle génération se présentait aux urnes pour la première fois, la communauté afro-américaine usait massivement de son droit de vote trop récemment acquis afin de faire élire un homme résolument moderne. Ce soir là, une page venait d'être tournée.

Depuis, l'image des États-Unis s'est grandement améliorée de par le monde. Bush est devenu un ardent défenseur des théories keynesiennes, la droite américaine semble se métamorphoser et j'ai l'impression que pour la première fois, les jeunes sentent qu'ils peuvent faire une différence, qu'ils peuvent décider du monde dans lequel ils vivront plus tard. On s'intéresse aux enjeux, on discute de solutions, des conséquences. La politique est redevenue une préoccupation pour plusieurs, le Daily Show de Jon Stewart est un incontournable, je suis sûr que de multiples débats activent jusqu'à tard nombre de maisonée. C'est exaltant non?

Malgré tout ça, n'en demeure pas moins que j'ai peur. Les attentes sont titanesques, frisant l'impossible à bien des niveaux. S'il semble acquis que la première décision de l'administration d'Obama sera de fermer Guantanamo, il reste que cela ne risque guère d'être effectif dans la prochaine année. Et que sera-t-il fait des aveux obtenus sous la torture? Et c'est comme ça pour plusieurs dossiers. Complexe, complexe, allégeance politique de Guy Bertrand. La machine burocrato-politique est d'une lourdeur incroyable et les dissensions sont majeures quant aux façons d'attaquer les multiples problèmes qui se présentent actuellement.

Les sondages le disent, les blogs américains le crient, les journaux le confirment, nos voisins du Sud ont une foi profonde envers leur nouveau leader. Demain commence un mandat de 4 ans et j'espère qu'il sera porteur de grand changement. J'espère surtout qu'on saura être réaliste, parce que les révolutions à venir seront longues et ardues.

God Bless America (Parce que j'avais besoin une fois dans ma vie de finir un texte avec ça)

vendredi 16 janvier 2009

Money

"Money, Money, Money, must be funny in the rich man's world" chantait le quatuor viking du disco.

Je pense ne pas vraiment accorder d'importance à l'argent. La Maternelle m'a souvent reproché de laisser traîner mes bidous. En effet, mon plancher de chambre est parfois jonché de billets de banque, je laisse nonchalamment moisir des certificats cadeaux, j'ai eu pendant plusieurs semaines des chèques pour un total de 1000 piastres que je trimballais négligemment dans mon sac d'école quotidiennement, peu pressé de les encaisser.

J'ai une gestion assez primaire de mes avoirs. J'ai de l'argent dans mon compte, je suis content. Je me dis parfois que je devrais contrôler mes dépenses, puis j'entre dans une librairie, boom -175 $. Inconséquent diraient des galvaudeurs de mots.

Je vais faire bien plus d'argent que la moyenne plus tard, je ne sais pas ce que je vais faire avec cette oseille. J'espère trouver quelques causes qui me toucheront suffisamment pour investir temps et argent à pochetées. Sinon j'accumulerai, je ne sais pas trop, je n'ai pas de grand projet à dire vrai.

Tout ça pour dire que je suis extrêmement content de ne pas souffrir de pauvreté mais que l'argent, au final, je m'en contre-fiche pas mal. Mais malgré ça, hier, j'ai trouvé une vieille carte de fête. Moment d'exaltation, on ne sait jamais ce qu'on pourrait y trouver. Un vieux 20 synonyme de pichet? Un cinquante synonyme de... de plus de pichets. Et bien non. C'est ahuri, ébahi pis des mots de même que j'ai découvert un duo de bruns qui me regardait tendrement en me susurrant la mélodie du bonheur.

Mais je demeure la tête froide, l'argent corrompt et rend triste. Des plans pour avoir des idées suicidaires: Voyez vous même.